Guide · Août 2026

DTF ou sérigraphie : comment choisir ?

Impression DTF réalisée à l'atelier Maison Vivaldi à Paris

Ces deux techniques répondent à des projets opposés, et c'est une bonne nouvelle : le choix est presque toujours évident dès qu'on regarde trois critères. Quantité, matière, nombre de couleurs.

Deux logiques inverses

La sérigraphie est une technique de série. L'encre passe à travers un écran, couleur par couleur, et chaque couleur du visuel demande son propre écran préparé en amont. Cette préparation se fait une fois pour toute la commande.

Le DTF, pour Direct To Film, ne prépare rien d'équivalent : chaque pièce est traitée pour elle-même. Il n'impose donc aucune quantité minimum.

L'une devient économique parce qu'on répète. L'autre est indifférente au nombre.

Critère 1 — la quantité

La sérigraphie démarre à 100 pièces identiques. En dessous, elle n'a pas d'intérêt économique. Au-dessus, c'est le coût unitaire le plus bas de l'atelier.

Le DTF fonctionne à partir d'une seule pièce. C'est la réponse aux petites séries, aux pièces uniques et aux réassorts.

Si votre projet est clairement d'un côté ou de l'autre de la centaine, le critère suivant ne changera probablement rien.

Critère 2 — la matière du support

C'est le critère qui élimine le plus souvent, et il est rarement anticipé.

La sérigraphie fonctionne sur tout type de tissu, mais uniquement sur des vêtements et des tote bags, et jamais sur les coutures ni les poches : l'écran a besoin d'une surface plane pour se poser.

Le DTF est compatible avec tous les types de textiles. C'est précisément son argument : là où l'impression numérique exige du 100 % coton, le DTF ne pose pas cette question.

Si vos pièces sont en synthétique ou en matière mélangée et que la série est courte, le DTF est la réponse.

Critère 3 — le nombre de couleurs

En sérigraphie, nous travaillons jusqu'à 4 couleurs. Au-delà, le nombre d'écrans devient un problème. En contrepartie, ces couleurs se choisissent au nuancier Pantone et sont très denses : c'est la meilleure technique pour restituer une couleur de marque exacte.

Le DTF ne compte pas les couleurs et restitue les dégradés. Un visuel photographique, une illustration complexe, un motif en fondu : il les prend sans discuter.

Le tableau

  • Plus de 100 pièces identiques, logo simple, couleur de marque précise — sérigraphie.
  • Moins de 100 pièces — DTF (ou impression numérique si la pièce est en 100 % coton).
  • Textile non coton — DTF, quelle que soit la quantité si elle reste modérée.
  • Visuel en dégradé ou photographique — DTF.
  • Pièce à garder longtemps, logo sur polo, veste ou casquette — ni l'un ni l'autre : broderie.

Les combiner

Sur une même opération, il est courant d'utiliser les deux. La série principale part en sérigraphie, et le DTF traite ce que la sérigraphie ne peut pas prendre : les pièces en matière différente, les tailles rares, les visuels alternatifs en petite quantité, les réassorts après coup.

Les quatre techniques de l'atelier étant sous le même toit, au 32 allée Vivaldi dans le 12e, cela ne demande ni double commande ni coordination entre prestataires.

En pratique

Une pièce à l'unité est facturée 22 € TTC sur t-shirt blanc et 30 € TTC sur t-shirt coloré. Au-delà, le tarif dépend de la technique, du textile, du visuel et des quantités : le devis est gratuit et se fait au cas par cas.

Le textile vient de nos deux fournisseurs, plus de 10 000 références, ou de vous, avec la réserve habituelle : sur textile fourni, nous ne garantissons pas la qualité de l'impression.

Comptez environ deux semaines ouvrées à partir du premier paiement, avec un acompte de 70 % au lancement. Et si le choix reste flou, venez voir les deux rendus côte à côte à l'atelier, sur rendez-vous du lundi au vendredi.

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