Guide · Juillet 2026

Sérigraphie ou impression numérique : comment choisir ?

Sérigraphie textile en atelier chez Maison Vivaldi à Paris

C'est la question qui revient le plus souvent, et elle ne se tranche pas sur le rendu : elle se tranche sur vos quantités, le nombre de couleurs de votre visuel et la matière de vos pièces. Voici comment nous décidons, à l'atelier.

Deux façons de poser une image sur un textile

La sérigraphie dépose l'encre à travers un écran, couleur par couleur. Chaque couleur du visuel demande son propre écran, préparé pour votre projet. C'est un procédé de série : la préparation se fait une fois, puis chaque pièce passe.

L'impression numérique, ou DTG pour Direct To Garment, imprime le visuel directement sur le vêtement à partir du fichier, comme une imprimante sur du papier. Il n'y a pas d'écran à préparer, donc pas de frais techniques à amortir sur une série.

Toute la différence de logique est là. L'une devient économique parce qu'on répète, l'autre parce qu'on ne prépare rien.

La quantité décide en premier

La sérigraphie démarre à 100 pièces identiques. En dessous, la préparation des écrans n'a rien sur quoi s'amortir, et la technique perd tout son intérêt économique.

L'impression numérique n'impose aucune quantité minimum. Vous pouvez en faire imprimer une seule. Chez nous, une pièce à l'unité est facturée 22 € TTC sur t-shirt blanc et 30 € TTC sur t-shirt coloré.

Si votre projet tient en dessous de la centaine, la question est déjà réglée. Si vous êtes au-dessus, il reste deux critères.

Le nombre de couleurs

En sérigraphie, nous travaillons jusqu'à 4 couleurs. Au-delà, le nombre d'écrans devient un problème. En contrepartie, les couleurs sont très denses et se choisissent au nuancier Pantone : c'est la technique qui restitue le mieux une couleur de marque précise.

Un logo en dégradé, une photographie, un visuel en quadrichromie : la sérigraphie ne sait pas les reproduire. L'impression numérique, elle, ne compte pas les couleurs. C'est la réponse aux visuels détaillés.

C'est un point qu'il vaut mieux savoir avant de dessiner : une contrainte de 4 couleurs pousse à simplifier un visuel, et un visuel simplifié fonctionne souvent mieux sur un textile.

La matière du support

Critère souvent oublié, et pourtant éliminatoire. L'impression numérique demande un support 100 % coton. Sur un textile mélangé ou synthétique, elle n'est pas la bonne réponse.

La sérigraphie, elle, fonctionne sur tout type de tissu, mais uniquement sur des vêtements et des tote bags, et jamais sur les coutures ni les poches : l'écran a besoin d'une surface plane.

Si votre pièce n'est ni en coton ni plane, aucune des deux ne convient, et c'est là qu'intervient une troisième technique.

Et si ni l'une ni l'autre ?

Deux autres marquages complètent l'atelier.

  • Le DTF — sans quantité minimum, compatible avec tous les types de textiles, dégradés compris. C'est la solution quand la pièce n'est pas en coton et que la série est courte.
  • La broderie — sans minimum, au fil polyester. Le rendu le plus durable de l'atelier et le marquage le plus noble : c'est le registre du polo, de la veste et de la casquette.

Le tableau de décision

  • Plus de 100 pièces identiques, logo simple, couleur de marque précise — sérigraphie.
  • Moins de 100 pièces, ou visuel photographique, sur coton — impression numérique.
  • Textile non coton, petite série — DTF.
  • Logo sur polo, veste ou casquette, à garder longtemps — broderie.

Ces quatre techniques sont réalisées dans le même atelier, au 32 allée Vivaldi dans le 12e. Cela veut dire deux choses concrètes : on ne vous renverra pas ailleurs, et on peut changer d'avis en cours de projet si vos quantités bougent.

Voir avant de décider

Un rendu ne se juge pas sur un écran. Vous pouvez passer à l'atelier comparer les techniques sur des pièces déjà marquées et prendre les matières en main, du lundi au vendredi de 10 h à 18 h, sur rendez-vous. C'est souvent la visite qui tranche, pas le tableau.

Pour un chiffrage, le devis est gratuit. Au-delà d'une pièce, le tarif dépend de la technique, du textile, du visuel et des quantités : chaque projet est chiffré au cas par cas. La production est lancée après validation du devis et versement d'un acompte de 70 %, et il faut compter environ deux semaines ouvrées à partir de ce premier paiement.

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